Le monde du tennis a été surpris d’apprendre que Novak Djokovic, 24 fois vainqueur en Grand Chelem et numéro 5 mondial, ne participera pas au Masters de Paris, prévu du 27 octobre au 2 novembre. Le tournoi, organisé à l’Accor Arena de Bercy, est l’un des événements les plus prestigieux du calendrier ATP. Djokovic, souvent considéré comme le roi de ce tournoi, a remporté sept titres à Paris, un record absolu. Dans un message émouvant publié sur ses réseaux sociaux, le joueur serbe a tenu à s’adresser directement à ses supporters : « Cher Paris, je suis au regret de vous annoncer mon forfait pour le Rolex Paris Masters de cette année. J’y ai vécu de merveilleux moments et de grands succès, notamment l’opportunité de remporter le titre à sept reprises. J’espère vous revoir l’année prochaine. Merci. »
Cette déclaration, empreinte de respect et de gratitude, souligne à quel point le tournoi parisien occupe une place spéciale dans le cœur du champion. En son absence, le Français Benjamin Bonzi, actuellement 54e mondial, prendra sa place dans le tableau principal, offrant ainsi une opportunité rare à un joueur local de briller devant son public.
Selon plusieurs sources proches de son entourage, la décision de Djokovic serait motivée par un souci de récupération physique. À 38 ans, le Serbe est conscient que chaque compétition supplémentaire représente une charge importante, tant physiquement que mentalement. Les spécialistes estiment qu’il souhaite préserver son énergie avant les ATP Finals, l’événement qui réunit les huit meilleurs joueurs de la saison. Ce choix, bien que frustrant pour les fans, est parfaitement cohérent avec la stratégie d’un joueur qui gère désormais sa carrière avec une précision chirurgicale. Djokovic sait que son corps n’a plus la même capacité de récupération qu’à 25 ans, et il privilégie désormais la qualité à la quantité.
L’année 2025 a déjà été longue et intense pour le champion serbe : il a remporté plusieurs tournois majeurs, atteint des finales éreintantes et mené des batailles titanesques face à la nouvelle génération — notamment Carlos Alcaraz, Jannik Sinner et Holger Rune, qui s’affirment comme ses rivaux les plus redoutables. Dans ce contexte, renoncer au Masters de Paris est une manière de se préparer dans les meilleures conditions à ce qui pourrait être l’un de ses derniers grands défis de la saison.

« Novak est un compétiteur exceptionnel, mais il est aussi un stratège. Il sait quand il doit s’arrêter pour revenir plus fort », a confié un membre de son équipe technique à L’Équipe.Depuis plus d’une décennie, le Masters de Paris est presque devenu “le jardin” de Novak Djokovic. Le public français, pourtant exigeant, a appris à apprécier le talent, la constance et la combativité du Serbe. Ses victoires à Bercy ont souvent été synonymes de domination totale — notamment ses triomphes face à des adversaires prestigieux comme Andy Murray, Roger Federer ou Daniil Medvedev.
Le champion serbe a toujours souligné le lien particulier qu’il entretient avec le public parisien, renforcé par son sacré historique à Roland-Garros en 2016, 2021 et 2023. Ces victoires lui ont permis de compléter à plusieurs reprises le Grand Chelem en carrière, une prouesse rarissime dans l’histoire du tennis. En l’absence de Djokovic cette année, les organisateurs devront composer avec un tableau plus ouvert que jamais. Les favoris seront nombreux : Carlos Alcaraz, déjà vainqueur à Wimbledon, Jannik Sinner, en pleine ascension, et Daniil Medvedev, toujours redoutable sur surface rapide.
Même s’il ne participera pas à cette édition du Masters de Paris, Novak Djokovic n’a pas tourné la page. Dans son message, il laisse entendre qu’il reviendra l’année prochaine, prêt à reconquérir un tournoi qu’il affectionne tant. Ce forfait rappelle aussi une vérité universelle : les champions d’exception savent écouter leur corps. À l’heure où certains de ses contemporains ont déjà pris leur retraite, Djokovic continue de jouer à un niveau phénoménal, grâce à une hygiène de vie exemplaire et une préparation méticuleuse. Ses proches affirment qu’il reste pleinement motivé par de nouveaux défis : atteindre les 25 titres du Grand Chelem, battre encore des records de longévité et de régularité, et transmettre son expérience à la jeune génération.
Le Serbe a également montré ces derniers mois un visage plus détendu, plus humain, conscient que la fin approche mais toujours animé par une passion inébranlable pour le tennis. Lors de ses dernières conférences de presse, il a répété à plusieurs reprises que le plaisir de jouer restait son moteur principal : « Tant que je ressens cette flamme en moi, je continuerai. Peu importe les chiffres, les trophées ou les records. Ce qui compte, c’est la joie que j’éprouve sur le court. »